Agir en commun / agir le commun

Un même questionnement émerge aujourd’hui, avec une forte acuité politique, dans les champs du social, de l’art, de la recherche (en sciences sociales), du soin ou encore de l’urbain, et il concerne de nombreux collectifs militants et/ou professionnels engagés dans une critique des formes dominantes de vie et d’activité. Cette question est celle d’un travail du commun, à savoir la capacité d’un collectif d’artistes, de militants, d’intervenants sociaux ou de soignants à agir sur le commun, sur la vie en commun, sur les ressources dont nous disposons en commun. Continuer la lecture de Agir en commun / agir le commun

Le travail du commun : un mot/notion encore et toujours à l’épreuve

En proposant la notion de « travail du commun », j’ai conscience de tenter un coup théorico-politique (un geste, dirait Yves Citton [1]), un coup à au moins deux bandes : d’une part en opérant, grâce à ce terme, un déplacement ou une bifurcation de sens en jouant sur la capacité d’un mot / d’une notion à introduire de nouvelles perspectives d’intellection et de signification ; d’autre part en mettant en résonance ce terme / cette notion avec d’autres, plus ou moins en affinité, afin d’esquisser, et peut-être de composer, une nouvelle petite musicalité politico-intellectuelle. Continuer la lecture de Le travail du commun : un mot/notion encore et toujours à l’épreuve

L’exigence de communs, la passion du commun – lectures de Toni Negri et de Hardt & Negri (1)

« De même que le boulanger fait du pain, que le tisserand tisse ou que le meunier moud son grain, l’homme du commun « commune », c’est-à-dire produit du commun. L’homme du commun est donc une personne ordinaire qui s’acquitte d’une tâche extraordinaire : ouvrir la propriété privée à l’accès et au bénéfice de tous ; transformer la propriété publique contrôlée par l’État en commun ; et, dans chaque cas de figure, découvrir des mécanismes permettant d’administrer, de développer et de soutenir la richesse commune à travers la participation démocratique. […] L’action de « communer » doit être orientée non seulement vers l’accès à la richesse partagée et son autogestion, mais aussi vers la construction de différentes formes d’organisation politique ». Michael Hardt & Antonio Negri, Déclaration (Ceci n’est pas un manifeste), Raisons d’agir, 2013, p. 129-130. Continuer la lecture de L’exigence de communs, la passion du commun – lectures de Toni Negri et de Hardt & Negri (1)

De la fabrication institutionnelle des impuissances-à-agir au développement d’un empowerment

Le travail du commun implique un processus de capacitation, à savoir une montée collective en capacité. C’est donc sur ce plan spécifique qu’il me semble nécessaire de poser la question de l’empowerment. Travail du commun et empowerment sont deux processus qui se développent en dépendance réciproque, l’une se posant nécessairement comme le présupposé de l’autre, et toujours réciproquement. Continuer la lecture de De la fabrication institutionnelle des impuissances-à-agir au développement d’un empowerment

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L’activité de ce blog est suspendue (à la rentrée de janvier 2017). Toutes les informations concernant mes activités sont disponibles en page d’ouverture de mon site personnel : www.le-commun.fr.

Mon livre Le travail du commun (Éditions du commun, 2016, 310 p., 18 €) peut être acheté en ligne sur le site de la maison d’édition ainsi que dans de nombreuses librairies.

La plupart de mes articles et livres sont en libre lecture sur mon site personnel : articles et livres de Pascal Nicolas-Le Strat en libre accès