Archives pour la catégorie Le travail du commun en action(s)

Entre « travail du social » et « travail du commun »

Si je retrace la courte généalogie de ma recherche sur le travail du commun, je pense que le choix d’aborder le « commun » sous l’angle d’un agir (agir le commun, travailler le commun) tient à la rencontre de recherche que j’ai faite avec la notion de travail du social, avec cet « atelier permanent du social » ou, encore, avec le « social en actes » ainsi que les désigne Michel Chauvière. Continuer la lecture de Entre « travail du social » et « travail du commun »

Une politique de la co-création

« Pour vraiment connaître une paire de lacets, il vous faut faire l’expérience de les attacher, et cette expérience nous est commune, même si nous l’inscrivons dans une optique différente selon que nous sommes marcheur ou savetier », Matthew B. Crawford, Éloge du carburateur (Essai sur le sens et la valeur du travail), La Découverte, 2010, p. 188. Continuer la lecture de Une politique de la co-création

« Travail d’institution » et capacitation du commun

La société se crée et se recrée continûment. Ce constat peut être posé à l’échelle globale. Les mouvements sociaux, les révoltes et les révolutions sont les analyseurs / révélateurs de ce pouvoir d’une société à repenser et à transformer son architecture institutionnelle et ses conditions de fonctionnement. Ce constat peut pareillement être formulé à une échelle micro, à l’échelle de fonctionnement de chacun de nos collectifs de vie et d’activité. Cette aptitude à ré-instituer l’existant – ce travail d’institution – est centrale dans tout projet de transformation sociale. Il est au cœur de mon approche du commun [1]. Le travail du commun suppose ce travail d’institution. Continuer la lecture de « Travail d’institution » et capacitation du commun

En quête, en conquête d’une autonomie – entre « Do It Yourself » et « Do It Together »

« Ce qui était bien, c’est que nous n’avions pas la moindre idée de comment tout cela fonctionnait. Comme nous n’avions pas peur non plus, nous pouvions briser les règles établies » [Jürgen Teipel, « Dilapide ta jeunesse (Un roman-documentaire sur le punk et la new wave allemands) », Allia, 2010, p. 181] Continuer la lecture de En quête, en conquête d’une autonomie – entre « Do It Yourself » et « Do It Together »

Agir en commun / agir le commun

Un même questionnement émerge aujourd’hui, avec une forte acuité politique, dans les champs du social, de l’art, de la recherche (en sciences sociales), du soin ou encore de l’urbain, et il concerne de nombreux collectifs militants et/ou professionnels engagés dans une critique des formes dominantes de vie et d’activité. Cette question est celle d’un travail du commun, à savoir la capacité d’un collectif d’artistes, de militants, d’intervenants sociaux ou de soignants à agir sur le commun, sur la vie en commun, sur les ressources dont nous disposons en commun. Continuer la lecture de Agir en commun / agir le commun

De la fabrication institutionnelle des impuissances-à-agir au développement d’un empowerment

Le travail du commun implique un processus de capacitation, à savoir une montée collective en capacité. C’est donc sur ce plan spécifique qu’il me semble nécessaire de poser la question de l’empowerment. Travail du commun et empowerment sont deux processus qui se développent en dépendance réciproque, l’une se posant nécessairement comme le présupposé de l’autre, et toujours réciproquement. Continuer la lecture de De la fabrication institutionnelle des impuissances-à-agir au développement d’un empowerment