
Journal de recherche
Le concept « open source » fait directement référence aux communautés du logiciel libre qui défendent un accès libre et ouvert aux « codes sources » des logiciels, c’est-à-dire à l’ensemble des instructions de programmation, à l’inverse des logiciels dits « propriétaires ». Cet accès aux codes source garantit la liberté pour tout utilisateur d’étudier, d’adapter et d’améliorer un programme. L’ »open source » correspond donc à un modèle de développement de type coopératif ou communautaire fondé sur la possibilité pour chacun de ré-utiliser un programme et, en retour (réciprocité), sur l’engagement à faire profiter l’ensemble de la communauté des adaptations et des améliorations. (Lire la suite…)

Fabrique de sociologie
L’histoire de la recherche-intervention – d’un agir scientifique hors du strict cadre académique – est déjà ancienne et a été particulièrement féconde tant sur le plan conceptuel que méthodologique. Mais cette histoire est souvent minorée car les pratiques qui s’y déploient sont plus difficiles à formaliser et plus difficiles aussi à contenir dans les schémas théoriques et méthodologiques classiquement admis, académiquement admis, en raison de l’hybridation qui ne manque pas de survenir entre penser et agir. Ce type de pratique perturbe les délimitations habituellement revendiquées par les mondes de la recherche – délimitations entre les faits établis et les faits éprouvés (par et dans l’expérience), entre les intentions de connaissance et les intentions d’action, entre la prise de distance et la prise d’engagement. (Lire la suite…)
Quand un sociologue est en manque ou en désamour de questions, il peut envisager d’ouvrir un « Bureau des questions ». Il installe alors dans l’espace public une chaise et une table ; il se munit d’un carnet et il sollicite les passants pour qu’ils lui offrent leurs questions. J’ai activé ce dispositif « Bureau des questions » dans le cadre du projet Expéditions, en mars 2012, dans le quartier Maurepas à Rennes. Ce « Bureau des questions » s’inspire librement et amicalement du dispositif Banque de questions proposé par François Deck, artiste et enseignant.
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Le quotidien ne se réduit pas aux réalités de première évidence – aux réalités réalisées, aux réalités instituées – mais il incorpore aussi de nombreuses réalités « empêchées » (ce qui ne se fait pas, ce que l’on nous empêche de faire) ou « espérées » (ce qui reste à faire, ce que l’on désire faire), voire des réalités « cachées » (ce que l’on fait malgré tout et que l’on ne montre pas). Le quotidien se structure donc à de multiples niveaux de réalités : l’advenu et le non-advenu, le déjà-présent et le encore-en-attente, l’abouti et le tendanciel, le fait et le encore-à-faire, l’existant et le potentiel… La sociologie doit donc s’engager à cet endroit précis, sur cette ligne de tension, à ce point de basculement, à savoir le moment où la réalité hésite, où l’institué est débordé par l’instituant, où les possibles et les tendances affleurent… (Lire la suite…)
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